Vous avez entendu parler des pneus runflat et vous vous demandez si cela vaudrait la peine d’en équiper votre véhicule ? Le pneu runflat n’est certes pas increvable mais il vous permet de continuer à rouler un certain temps en cas de crevaison, ce qui peut vous faciliter les choses et vous éviter un accident. Cependant, ce n’est pas pour autant la panacée : découvrez ses avantages et inconvénients afin de déterminer si la technologie runflat est faite pour vous.

Par Publié le : juin 10, 2021Catégories : Choisir et comparer ses pneus826 Mots4.3 min de lecture
Pneu runflat : solution anti-crevaison ?
Pneu runflat, quels sont ses avantages et inconvénients ? © Michael Sheehan

Qu’est-ce qu’un pneu runflat ?

« Run flat » signifie tout simplement roulage à plat. Concrètement, le pneu runflat vous permet de continuer à rouler suite à une crevaison, pendant une distance de 80 km, à une vitesse maximum de 80 km/h. La technologie runflat compense la perte de pression du pneu crevé et lui permet de continuer à supporter temporairement le poids du véhicule sans se déchirer ni se déjanter.

Comment ? Cela dépend de la technologie utilisée. Voici les 2 types de pneus runflat les plus courants sur le marché :

  • Les pneus autoporteurs (self supporting tyres) sont des pneus aux flancs renforcés, ce qui limite leur affaissement en cas de crevaison. C’est par exemple le cas des pneus DSST (Dunlop Self-Supporting Technology).
Pneu runflat Self Supporting
© Bridgestone
  • Les pneus à support (support ring system) sont quant à eux munis d’un renfort intérieur qui leur évite de s’aplatir en cas de perte de pression. Ce type de pneu requiert un équipement spécial au niveau de la roue. On trouve par exemple ce système chez Michelin avec la technologie ZP (Zero Pressure).
Pneu runflat support ring system
© Bridgestone

Votre véhicule peut-il bénéficier de la technologie runflat ?

Initialement réservée aux véhicules homologués runflat par leur constructeur (BMW, Mercedes, Mini…), la technologie de roulage à plat se démocratise désormais. Les pneus runflat deviennent accessibles à tous les véhicules équipés d’un TPMS (Tyre Pressure Monitoring System), système de contrôle de la pression des pneus. Ce qui est le cas de tous les véhicules neufs depuis novembre 2014. Ainsi, avec sa technologie Driveguard, Bridgestone a été le premier manufacturier à proposer des pneus runflat compatibles aux véhicules munis d’un TPMS.

Pourquoi faut-il obligatoirement avoir un TPMS pour s’équiper de pneus runflat ? Parce qu’avec de tels pneus, la perte d’air consécutive à une crevaison n’est quasiment pas perceptible par le conducteur. Sans le TPMS pour vous avertir du changement de pression, vous pourriez continuer à rouler sans même vous rendre compte que vous avez crevé !

Les avantages du pneu runflat

Crever un pneu n’est pas si fréquent, mais quand ça vous arrive c’est toujours ennuyeux, surtout si c’est de nuit, sous une pluie battante ou dans un endroit dangereux pour s’arrêter. Le pneu runflat vous facilite incontestablement la vie en vous permettant de rouler jusqu’au prochain garage ou emplacement sécurisé pour changer votre roue.

Autre avantage indéniable : la technologie runflat vous permet de garder le contrôle de votre véhicule en cas de crevaison. Il faut tout de même adopter une conduite prudente. Et sachez que la technologie runflat n’empêche pas un pneu d’éclater.

Ainsi, le pneu runflat vous permet de gagner à la fois en commodité et en sécurité.

Les inconvénients et limites du pneu runflat

On a souvent reproché aux pneus runflat d’être moins performants que les pneus standards, c’est moins le cas aujourd’hui. Les manufacturiers ont optimisé leurs performances, tant en termes de comportement routier que de confort et de résistance au roulement. Bien qu’étant un peu plus lourd qu’un pneu classique (environ 300 g), le pneu runflat ne consomme guère plus de carburant.

En réalité, ses inconvénients sont surtout d’ordre économique :

  • Son prix est entre 20 et 30 % plus cher qu’un pneu standard.
  • Les pneus runflat doivent toujours être montés par 4.
  • Un pneu runflat crevé ou endommagé n’est généralement pas réparable.
  • Le montage d’un pneu runflat peut coûter un peu plus cher car il nécessite des techniques spécifiques.

D’autre part, n’oubliez pas que ses capacités en cas de crevaison restent limitées : dès signalement du problème par votre TPMS, réduisez votre vitesse à moins de 80 km/h et organisez-vous pour procéder dès que possible au remplacement du pneu.

Et pour finir, le pneu runflat est moins confortable qu’un pneu classique.

Comment savoir si un pneu est doté de la technologie runflat ?

Chaque manufacturier a son appellation. Pour vous aider à vous y retrouver, voici la liste des principales dénominations runflat :

  • DSST (Dunlop Self-Supporting Technology) : Dunlop
  • EMT (Extended Mobility Technology) : Goodyear
  • Eufori@ : Pirelli
  • FRF (Federal Run Flat) : Federal
  • HRS (Hankook Runflat System) : Hankook
  • K1, K2, KA, KS Run Flat : Pirelli
  • LHD RFT (runflat et véhicule équipé d’un volant à gauche) : Bridgestone
  • LHD ROF : Dunlop
  • LHD ZPS : Yokohama
  • NR1 ROF : Dunlop
  • NRT (Norauto Runflat Tyre) : Norauto
  • RFT : Bridgestone, Firestone (…)
  • ROF (Run On Flat) : Dunlop
  • Run Flat : Pirelli, Nokian, Vredestein (…)
  • SSR (Self Supporting Rim) : Continental
  • SST (Self-Supporting Tyre) : Dunlop
  • TD (Tyre Denloc) : Dunlop
  • TRF (Toyo Run Flat) : Toyo
  • URS (Ultra Runflat System) : Nexen
  • VRFC (Vredestein RunFLat Component) : Vredestein
  • XRP (eXtended Runflat Performance) : Kumho, Marshal
  • ZP (Zero Pressure) : Michelin
  • ZP DT, ZP S1 : Michelin
  • ZPS (Zero Pressure System) : Yokohama

Partagez cet article où vous le voulez !